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MARTIN FOURCADE, PORTE-DRAPEAU DES BLEUS A PYEONGCHANG


Le Conseil d'administration du Comité National Olympique et Sportif Français, réuni le 26 septembre dernier à la Maison du Sport Français, a choisi de désigner le biathlète Martin Fourcade comme porte-drapeau de la délégation française pour les Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018.

Les présidents des deux fédérations olympiques participantes, Michel Vion (Fédération française de ski) et Didier Gailhaguet (Fédération française des sports de glace), ont exprimé le soutien total de leurs athlètes et de leurs instances respectifs à cette proposition, qui a ensuite été entérinée à l'unanimité des membres présents.

Le porte-drapeau ainsi que l'équipe de France Olympique ont été présentés le 4 octobre à Paris.


• Palmarès
-Champion olympique sur l'Individuelle et la Poursuite et vice-champion olympique de la Mass-start à Sotchi en 2014, une médaille d'argent déjà conquise à Vancouver en 2010, Martin Fourcade possède un palmarès exceptionnel avec 11 titres de champions du monde (dont 10 en individuel), 6 gros Globes de cristal (classement général de la Coupe du monde), remportés consécutivement entre 2012 et 2017, et 20 Globes de cristal de spécialités.
- Détenteur du record de victoire sur une saison (14 en 2017), il a décroché tous les Globes de cristal des deux saisons écoulées.


• Interview
- Comment as-tu appris que tu étais porte-drapeau des Bleus pour PyeongChang et comment as-tu réagi ?
J'ai appris la nouvelle par un appel téléphonique de Denis Masseglia, le président du CNOSF, qui m'a informé que le Conseil d'administration avait voté le fait que j'allais être le porte-drapeau.
Ma première réaction ? Un grand sourire. Ce n'est que du bonheur. L'émotion viendra véritablement au moment d'entrer dans le stade mais c'est déjà une grande fierté, un grand plaisir.

- As-tu hésité avant d'accepter ce rôle ?
J'ai réfléchi longuement pour savoir si je me voyais dans ce rôle. Je n'ai jamais émis un « non » définitif, mais ma réponse a longtemps penché vers le négatif plutôt que vers le positif.
Puis, au regroupement des équipes de France à La Londe les Maures, fin mai début juin dernier, j'ai senti une réelle envie des athlètes pour que ce soit moi. C'est vraiment ce qui a fait basculer ma décision vers le fait de répondre favorablement si la proposition m'était faite.
J'avais déjà échangé sur le sujet avec plusieurs porte-drapeaux : Vincent Defrasne, Jason Lamy-Chappuis, Tony Estanguet. Je me rends compte que ce sont trois porte-drapeaux qui n'ont pas réussi leurs Jeux comme ils l'espéraient et pourtant, les trois m'ont dit que si c'était à refaire, ils le referaient.

- Quelles étaient tes inquiétudes ?
Je risque d'être un des athlètes qui va courir le plus sur ces Jeux Olympiques. J'y vais dans une démarche de performance et je ne voulais pas que ce rôle soit préjudiciable à ce titre.
A partir du moment où j'ai été rassuré sur les conditions dans lesquelles je pourrais le tenir, j'ai décidé d'y aller avec le sourire, la bonne humeur.
Le plus déterminant dans mon choix a sans conteste été la volonté exprimée par les athlètes que j'endosse ce rôle, mais d'autres éléments sont intervenus pour me rassurer sur la possibilité d'être le porte-drapeau.
L'entrainement officiel devait ainsi intervenir pendant la cérémonie, mais il a été décalé pour que tous les athlètes puissent en profiter. La cérémonie d'ouverture elle-même a lieu l'avant-veille de ma première course et non pas la veille comme à Sotchi. La proximité entre le stade de la cérémonie et le village olympique qui va me permettre de rentrer tôt de la cérémonie, a aussi compté, tout comme les garanties apportées par le CNOSF.

- Et aujourd'hui, comment te sens-tu par rapport à ce rôle ?
Je n'ai aucune appréhension. J'ai déjà eu l'honneur d'être porte-drapeau de la cérémonie de clôture à Sotchi, je peux donc me figurer ce que cela peut représenter, mais là ce sera différent. J'ai envie de profiter de cette expérience unique. C'est un moment fort dans une carrière.
Des médaillés olympiques français, il y en a eu beaucoup, et c'est heureux, mais des porte-drapeaux, il n'y en a qu'un seul par Olympiade. Pour les Jeux Olympiques d'hiver, il y en a eu 22 [soit 21 athlètes, James Couttet ayant rempli ce rôle à deux reprises, en 1948 et 1956], j'ai la chance d'être le 23e, je ne vais pas gâcher mon plaisir.

- Tu as déjà envisagé la manière dont tu vas jouer ce rôle ?
Le rôle que j'aurai, c'est d'abord d'être moi-même. Je ne suis pas aussi crooner que Teddy Riner, ce sera forcément différent. J'essaierai de ne pas copier ce qui a déjà été fait par quelqu'un d'autre avant moi. L'émotion que l'on ressent en entrant dans le stade définira mon comportement je pense.
Après, ce serait mentir que de dire que je ferai le tour des chambres tous les soirs pour souhaiter le meilleur à tous ceux qui concourent le lendemain, mais je saurai me rendre disponible, notamment pour les jeunes. Je l'ai déjà été à La Londe où j'ai pu échanger avec beaucoup de membres de l'équipe de France olympique et je le serai encore jusqu'à la fin des Jeux.
Les Jeux Olympiques sont particuliers pour un athlète. Il y a beaucoup de pression. J'ai la chance d'avoir un peu d'expérience, la chance d'avoir déjà réalisé mon rêve de décrocher l'or olympique. Je vais donc pouvoir y aller plus léger, tout en conservant l'envie de performer et si je peux être utile, je ne m'en priverai pas.

- Quelles ont été les réactions autour de toi après l'annonce de ta désignation comme porte-drapeau ?
J'ai reçu énormément de messages… mais j'ai surtout été très touché de ceux venant des athlètes. Aujourd'hui, je suis un capitaine heureux d'une équipe de France olympique ambitieuse et qui a des raisons de l'être. C'est une équipe de France pétrie de talents et pleine de leaders.


Contact presse :
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Source : CNOSF



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