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ESCRIME : MANON BRUNET (CE ORLÉANS) EST LA NOUVELLE NUMÉRO 1 MONDIALE

Huit mois après ses deux médailles aux jeux Olympiques de Tokyo, la meilleure sabreuse française s'installe au sommet de la hiérarchie mondiale.


Manon Apithy-Brunet (à droite) a remporté samedi 19 mars la Coupe du monde d'Istanbul ; en finale, elle a battu une autre Française, Anne Poupinet. © Sportive REDACTION


INTERVIEW : Pascal Bourgeais - www.larep.fr

• Qu'est-ce qui prime à vos yeux : la victoire à Istanbul, samedi en Coupe du monde, ou la place de numéro 1 mondiale qu'elle vous octroie ?
"La victoire, encore que je ne sais pas trop ! Cette victoire m'a fait du bien parce que depuis le début de l'année, j'ai changé beaucoup de choses, et que ces dernières semaines, moralement, je n'étais pas au top de ma forme… Je peux partir en vacances apaisée.
Quant à la place de numéro 1 mondiale, elle montre que je travaille bien depuis un bon moment ; que les résultats sont là. Après, je n'oublie pas que mes deux principales concurrentes (la Russe Sofya Velikaya et l'Ukrainienne Olga Kharlan) ne sont pas sur le circuit actuellement. Je suis très contente d'être numéro 1 mais je me dis surtout que, quand elles reviendront, l'objectif sera de rester devant !"


• Vous parliez de changements. En quoi consistent-ils ?
"En tout ! Après les Jeux, après huit ans avec mon entraîneur, après deux médailles obtenues ensemble à Tokyo, j'ai choisi de rejoindre l'académie que Christian Bauer, de retour en France, a ouverte à Orléans ; il est le meilleur entraîneur du monde en termes de résultats, toutes armes de l'escrime confondues. Mon mari (Bolade Apithy, n°9 mondial et meilleur sabreur français) l'avait intégrée juste avant les Jeux.

On vivait à Paris et on s'entraînait jusque-là à l'Insep, avec le groupe national ; on a donc déménagé à Orléans, la ville de mon club ; j'y ai un nouveau groupe d'entraînement, un nouvel entraîneur, une nouvelle salle aussi ; on a des horaires et une façon de s'entraîner qui n'ont absolument rien à voir avec les précédents. Plutôt que deux séances par jour de deux à trois heures, là, je m'entraîne soit cinq heures de suite, soit deux fois quatre cinq heures…"

"La charge de travail est très très lourde, et la manière de s'entraîner très différente : on répète beaucoup."

"L'escrime est également différente. Donc ça bouscule un peu… Mais c'est ce que je suis venue chercher aussi, pour déclencher des choses pour être plus régulière et plus forte. Ça passe par beaucoup de changements ; une nouvelle façon non pas de comprendre l'escrime, mais de l'appréhender. Le cerveau n'arrête pas de cogiter en étant fatiguée… Ce n'est pas facile tous les jours. Alors quand ça paye, on est content !"

• Mais s'entraîner ainsi permet d'approcher les conditions de compétition.
"Comme on ne peut pas reproduire le stress à l'entraînement, on produit les erreurs avec la fatigue. C'est ce qu'on peut trouver de plus proche… Donc je suis tout le temps fatiguée !"

• L'équipe de France, septième dimanche, n'est-elle pas plus laborieuse en ce moment ?

"On a gagné les deux premières Coupes du monde avec une nouvelle équipe ; des Jeux, il ne reste plus que Sarah Balzer et moi (Cécilia Berder, notamment, est enceinte). Caroline Quéroli, avec qui on avait été championne du monde en 2018 (et nouvelle Orléanaise elle aussi), l'a réintégrée. L'équipe s'est rajeunie sans Cécilia ni Charlotte (Lembach), qui avaient plus de 30 ans ; je me retrouve leader alors qu'il y a encore six mois, j'étais la plus jeune ; qu'on était alors trois leaders… Pour moi, c'est un autre changement.

Ça a très bien marché sur les deux premières compétitions, moins sur les deux dernières. Il y a deux semaines, on était toutes les quatre fatiguées ; je n'ai pas tiré tout de suite et les filles ont pris un peu l'eau et elles ont paniqué. À Istanbul, c'est différent : Sarah était blessée ; deux jeunes ont été intégrées, Anne Poupinet (finaliste la veille) et Amalia Aimé (autre Orléanaise), qui vient de devenir championne d'Europe junior ; elles sont l'avenir, voire le présent… Une septième place, ce n'est pas cool, cool, cool, mais les filles venaient prendre de l'expérience. On est déçues de perdre mais ce n'est pas grave. L'essentiel sera d'être prêtes dans un an, quand la qualification pour les Jeux de Paris commencera."


Source : www.larep.fr 21/03/2022

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